Archives de Catégorie: Grève

La Casa

Compte tenu de la nouvelle situation (coupure de l’eau et menace d’expulsion), la CASA prend un peu de temps pour réfléchir et s’organiser…

On vous tiendra bien sûr au courant de la suite (reprise des activités, expulsion, manif et rassemblement…) par les moyens habituels: blog, affichage…

En attendant, rejoignez-nous le MERCREDI 1er DECEMBRE dès 16h30 devant la mairie, muni.e.s de vos casseroles et/ou instruments…

La CASA

Que fait la police ? Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série – numéro 44 – novembre 2010

Etonnant

Alors que le gouvernement s’applique à sonner le tocsin, prétextant une menace terroriste imminente, il délègue le directeur général de la police nationale dans les médias (presse écrite, radios et chaines TV) pour alerter la population. Logiquement, ce serait le rôle du premier ministre ou du ministre de l’Intérieur. Ce choix a une signification : le bon peuple doit savoir que les autorités policières sont devenues le meilleur rempart du pays de la liberté. (D’après Libération, 23 septembre 2010)

Bébé à bord…

Depuis le 27 septembre, un bébé de sept mois se trouvait « retenu » au centre de rétention administrative de Metz. C’est le juge de libertés qui devait mettre fin à cette situation, et le bébé, né en France (en février 2009), était libéré en compagnie de ses parents, le 29 septembre. A la grande indignation sans doute des ministres Besson et Hortefeux, le juge avait estimé que les conditions de vie du bébé, dans le CRA, étaient contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui dénonce les traitements inhumains et dégradants. (Source, Libération, 30 septembre 2010)

Pas pour des prunes

Le 28 septembre, à Brest, des policiers qui intervenaient pour dégager le hall d’un immeuble, étaient reçus par des projectiles lancés par des jeunes. Six policiers souffraient d’hématomes. (Source, Libération, 30 septembre 2010)

Rigolo

Le 29 septembre, dans le 18è arrondissement de Paris, trois policiers étaient attaqués et blessés par une trentaine de chats, alors qu’ils intervenaient dans un appartement. Cette unité de policiers spécialisés avait été alertée par l’association Brigitte Bardot. (Source, Direct-Matin, 30 septembre 2010)

Connaissez-vous Oscar ?

A partir du 1er octobre, la mise en place du fichier biométrique des étrangers voulant bénéficier de l’aide au retour volontaire dans leur pays d’origine, a officiellement commencé. C’est ainsi que tout étranger se trouvant dans cette situation devra laisser son identité aux services de police, sa photo et ses empreintes digitales. L’ensemble étant consigné désormais dans le fichier OSCAR (Outil simplifié de contrôle des aides au retour). Il est bien connu que charité bien ordonnée commence par une nécessaire méfiance. Il n’en reste pas moins que plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme, ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour contester ce fichier qui « constitue un déni inacceptable » de la citoyenneté européenne des Roms. (Source, 20 Minutes, 1er octobre 2010)

Quand la police gaze les anesthésistes

Dans l’après-midi du 1er octobre, les infirmiers anesthésistes manifestaient dans Paris pour la reconnaissance, par diplôme, de leur spécialité. Rapidement, les forces de l’ordre chargaient ces trublions que la ministre de la Santé refusait de recevoir, et les agressaient brutalement, tout en les arrosant généreusement de gaz lacrymogènes. (Sources, images significatives sur Canal+, 1er octobre, et RTL, 2 octobre 2010)

Le gendarme n’était pas innocent !

Le 16 juillet 2010, à Thésée-la-Romaine (Loir-et-Cher), près de Saint-Aignan, un gendarme blessait mortellement un jeune Gitan de 22 ans, recherché pour un vol de 22 €. La voiture à bord de laquelle le jeune homme se trouvait comme passager, avait forcé un contrôle. Reste que la réaction du gendarme n’a pas été effectuée en situation de légitime défense puisque ses tirs étaient latéraux et que, contrairement aux déclarations de son avocat, le véhicule des Gitans n’avait pas foncé sur lui. Finalement, le gendarme devait être mis en examen, le 1er octobre, pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »
Dans les heures qui allaient suivre, Brice Hortefeux, tout feu tout flamme, déclarait ; « Je tiens à manifester publiquement mon soutien moral et matériel à ce militaire, aujourd’hui dans l’épreuve, à sa famille, ainsi qu’à ses 97.000 camarades de la gendarmerie nationale. » Que valent ces paroles vertueuses d’un ministre qui n’hésite pas à sortir de son obligation de réserve ? Toujours est-il que le conducteur du véhicule présente une autre approche du dossier : « Ces gendarmes n’avaient pas d’uniforme, pas de lumière. En les voyant, j’ai freiné puis je suis reparti. Et c’est là qu’ils ont ouvert le feu. J’étais là, il ne faut pas me prendre pour un imbécile ! », avait-il déclaré, le 22 juillet. Cet homme n’en a pas moins été mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire et refus d’obtempérer. » La morale est donc sauve. A suivre. (Source, Libération, 2 octobre 2010)

Il faut être poli avec les pandores

Comment ne pas s’inquiéter du triste pouvoir de facebook ? Exemple : en janvier 2010, suite à un contrôle routier à l’issue duquel il avait dû poursuivre son chemin à pieds, un jeune homme, âgé de 19 ans avait publié, sur facebook, des propos injurieux envers les gendarmes du Faou (Finistère). Manque de chance, les paroles lourdes de sens, considérées comme un outrage public, étaient restées en ligne durant trois mois. Le 1er octobre, ce mauvais sujet, quasiment délinquant, a été condamné à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest, ainsi qu’à 1.200 € de dommages et intérêts aux gendarmes. De son côté, Internet sans frontières, association oeuvrant à la promotion de la liberté d’expression sur Internet, devait déplorer « la sévérité inédite de la peine. » (Source, Le Monde, 4 octobre 2010)

Suicide

Dans la matinée du 4 octobre, un gardien de la paix, affecté à la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne, a mis fin à ses jours avec son arme de service, dans les toilettes. Il a laissé une lettre pour son épouse et une autre pour son chef de service. (Source, Métro, 6 octobre 2010)

Purification ethnique

Dans la matinée du 5 octobre, à la demande du préfet de Seine-Saint-Denis, les forces de l’ordre s’activaient à démanteler un camp de Roms, à Pantin. Ce sont les écologistes de cette ville qui ont informé sur cette descente de police, dénonçant « les méthodes inhumaines » mises en œuvre. Tout en précisant que les familles évacuées n’ont d’autre solution que de « s’établir ailleurs dans notre ville ou dans une ville à proximité. » Source, Métro, 6 octobre 2010)

Suite sur http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=315

Des nouvelles de la Casa

Hier soir un huissier est venu nous remettre un avis d’expulsion, à partir de 18h ce soir la police aura « légalement » le devoir de sortirt individus et objets de la Casa Marulaz. Difficile de savoir quand les flics viendrons, ce soir, samedi matin, lundi ou mardi ou peut étre plus tard? Venons nombreux pour mettre du soleil au projet en ces temps où la température des autorités est si glaciale.

Les activités prévus se déroulerons comme aux heures indiqués sur les programmes

Plus d’infos sur la Casa : casamarulaz.wordpress.com

LA K-BINE – Révolte Populaire

Manif lycéenne à Grenoble. La police charge – 9 novembre

Violente répression policière mardi matin à Grenoble

 

Ce mardi 9 novembre, à la suite du blocage de plusieurs lycées grenoblois à l’appel de l’Inter-lycées, une manifestation a réuni des étudiants et des lycéens cours Jean-Jaurès. Le cortège d’environ 200 personnes, s’est dirigé vers la Porte de France. Nous avons organisé un barrage filtrant pour discuter avec les automobilistes dans le calme et sans provocations. Depuis le début cette action était sous forte surveillance policière.

 

La pression est montée d’un cran lorsqu’un automobiliste énervé a écrasé le pied d’un lycéen. À cet instant, un passant d’une quarantaine d’année et extérieur au cortège a eu une réaction violente contre l’automobiliste. Nous nous demandons si les intentions réelles de cette personne n’étaient pas de permettre la répression par les forces de police. En effet, immédiatement les forces de l’ordre ont tenté d’interpeller violement des jeunes manifestants, avec tout leur arsenal répressif (matraquage, tir de flash-ball et lacrymogènes).

 

Nous avons alors tenté de fuir par le pont vers la place Hubert Dubedout et nous sommes retrouvés pris en étau sur le pont.

 

Pour tenter d’échapper au matraquage, pris de panique et acculé contre la barrière, un jeune manifestant est tombé depuis le pont sur la voie sur berge. D’après les secouristes, cette chute de plus de 6 mètres a provoqué de graves fractures au bassin et aux jambes. Pour masquer l’accident à la vue des passants et des médias très présents, la police a alors procédé au déplacement du blessé sous le pont, dans le déni de toutes les règles élémentaires de sécurité. Pendant ce temps, les arrestations et le matraquage continuaient sur le pont. Le cortège a ainsi été maintenu parqué sans possibilité d’évacuer les lieux.

 

À l’heure où nous écrivons ce communiqué, nous ne connaissons pas l’état de santé de nos camarades blessés, arrêtés et victimes de répressions policières. Nous condamnons l’escalade de la violence policière, en particulier contre les jeunes, pour casser un mouvement social contre une réforme injuste.

 

Nous nous rassemblerons mercredi 10 novembre à 12h30 devant l’Hôpital Michallon en solidarité avec notre camarade blessé.

 

Signé : les étudiants et lycéens mobilisés ; Inter-lycées de l’Isère, UNL, UNEF, CNT-SR, FSE, JC-UEC, MJS.

Indymedia Grenoble, 9 novembre 2010.

 

 

Rassemblement de solidarité ce soir

 

Aujourd’hui mardi 9 novembre 2010 à Grenoble, pendant la manifestation contre la loi de réforme des retraites, une personne a été gravement blessée (bassin et vertèbre fracturée) en chutant d’un pont en tentant d’échapper à la police. Une seconde personne a été frappée par plusieurs policiers puis arrêtée.

 

Ils veulent stopper la mobilisation par la violence. Amplifions la lutte. Bloquons tout.

 

Rassemblement de solidarité ce soir à 18h place Charles de Gaule (devant la Bastille côté Jaurès). Soyons nombreuXses.

 

Indymedia Grenoble, 9 novembre.

Source Jura Libertaire !

Les étudiants votent le blocage de la fac de Besançon.

9 novembre 2010 – 13:46

Le blocage a été voté à l’AG de ce matin 09/11.

Les étudiants entrent en résistance, la fac sera donc bloquée demain matin.

Source : 11sept2010

Manif du 6 novembre 2010 « prise de la citadelle »


Manif du 6 novembre 2010

« prise de la citadelle »

Pour débuter cette manif nous étions environ 4000 à 10h30 place de la révolution, nous avons pris direction le pont battant pour tourner quai Vieil Picard ensuite nous somme passée sur le pont canot pour rémonter a la préfecture. Là des bouts de papiers volent sur la porte de la pref et le panneau « sens interdit » situé en face crame.


Là le gros de la manif se disperse mais environ 250 personnes rejoignent la grande rue de là bifurquent à droite pour aller sur les remparts de la Citadelle.

Un peu avant la place Victor hugo, nous nous retrouveons face à un blocage de policiers en tenue anti-émeute. Des slogans sont repris, hurlés (« combien on vous paie? » « on lâche rien »  « police partout justice nulle part », les policiers annonce deux fois, dans leur mégaphone : « premiere sommation, nous allons utiliser la force ». Des manifestants enthousiastes tapent dans leur mains et sur la camionette des flics, sur ce un policier commence a matraquer les mains et les ventres des manifestants les plus proches, ces derniers rendent les coups notamment avec leurs drapeaux. Un policier braque, au flash ball, à bout portant, au visage des gens, dont des jeunes ce qui provoque l’arret des violences. C’est cette honteuse bavure qui à provoqué l’arret de la révolte car le peuple n’a pas décider de faire coulé le sang.

http://www.youtube.com/watch?v=Hm7zyIa0dfA

Ensuite l’idée de changer de rue est prise et c’est rue Rivotte que nos chères poulets nous rebloque le passage.

Il est décidé de se rendre a l’esplanade des droits de l’homme pour voir le maire. Mais revenu au lieu du premier blocage nous nous retrouvons bloqué cette fois de chaque côté de la rue mais nous nous esquivons par un passage dans le musée du temps donnant sur la place granvelle. Finalement nous prenons tout de même la direction de la citadelle mais rue megvand les manifestants ramennent des poubelles d’un pas pressé tandis que les robocops arrivent par la rue en face a pleine bleinde, un groupe de manifestants arrive cheinter le passage par un porche communiquant avec une autre rue.

Les policiers se retrouvant encerclé de manifestants se replient. Une équipe part sur un flanc de la colline pour accrocher une banderoles au dessus du gros rond point de la citadelle, une autre arrive avant les flics dans l’enceinte de la Citadelle mais se fait ratrapé au bout de 200mètres par des une dixaine de policier, en redescendant un de ces derniers ne trouve rien de mieux a faire qu’un croche pied a l’un des jeunes, pendant ce temps nous autre ( autres remontent tranquillement à la citadelle où nous attendent déjà quelques camarades ansi qu’une escouade de policier (dont un se revendiquant de l’Anarchie). Le deuxième groupe retrouve en haut les autres par un chemin de garde escarpé.

« Les flics au zoo, liberez les animaux »


En redescendant un gros drapeau de patrie se fait couper aux ciseaux et des policiers tentent d’interpeler un camarade qui ne rie pas à une blague de l’un d’entre eux mais en vain.

Des participants.

Ho je voyais déja devant nous les casqués,
Les fusils lance-grenades, et les grands boucliers,
Tout ca pour nous bloquer quand nous n’avions pour nous
Que nos poings, le bon droit, et puis quelques cailloux.
D’abord on s’avancait en frappant dans les mains,
Y en avait parmi eux, de vrais têtes de gamins,
Les regards s’affrontaient, face à face, de tout près,
Eux devaient la boucler, nous pas et on chantait

Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?
Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?

Combien ca vaut, quel est le prix
De te faire détester ainsi
Par tous ces gens qu’tu connais pas,
Qui sans ca n’auraient rien contr’ toi ?
Tu sais, nous on est pas méchants,
On ne grenade pas les enfants.
On nous attaque, on se défend,
Désolé si c’est toi qui prend.

Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?
Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?

Pense que ceux pour qui tu travailles,
Qu’on voit jamais dans la bataille,
Pendant qu’tu encaisses des cailloux,
Empochent les dés, ramassent les sous.
Avoue franchement qu’c’est quand même pas
La vie qu’t’avais rêvée pour toi :
Cogner des gens pour faire tes heures.
T’aurais mieux fait d’rester chômeur.

Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?
Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?

Je ne me fais guère d’illusions
Sur la portée de cette chanson.
Je sais qu’tu vas pas hésiter
Dans deux minutes à m’tabasser.
Je sais qu’tu vas pas hésiter,
T’es bien dressé, baratiné,
Mais au moins j’aurai essayé,
Avant les bosses, de te causer.

Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?
Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?

Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?
Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ca ?

Source photo et video : Fragmentdemanif.wordpress.com